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Hervé dans la presse

publié le 24 août 2017 à 04:44 par Yvan Jourdan   [ mis à jour : 3 sept. 2017 à 10:21 ]

Hervé Perruchas à l’Ultra Trail de Montreux Entretien avec Hervé Perruchas résident au village de la Peutelais et licencié aux Joggers du Couesnon. Il a, le Week-end dernier, participé à un Ultra trail dans les Alpes Suisse, à Montreux. 

En quoi consiste cette course ? : C’est la 1re édition d’un trail de 164 km avec une dénivellation positive de 12 000 m. Le départ se fait au bord du lac Léman, et le tracé fait la part belle à la montagne et limite au strict minimum le plat, la route et tout ce qui éloigne le coureur de la montagne. Nous sommes montés plusieurs fois sur des crêtes à plus de 2 000 m. 

Quelle est votre motivation ? : Avec trois autres collègues de mon entreprise STmicroélectronics. Nous avons décidé de relever ce défi. L’objectif était d’arriver à 4 et nous avons réussi en passant la ligne d’arrivée ensemble, après 49 heures de course. C’était mon premier 160 km, et c’est la première fois que j’ai passé 2 nuits dehors, et 2 jours sans dormir. Je ne savais pas comment j’allais réagir à la fatigue. Comment avez-vous préparé une telle épreuve ? : La préparation a été longue. Elle s’est faite sur 4 mois avec les dernières semaines des distances à 100 km. La moitié des week-ends était consacrée à l’entraînement. Mon terrain de jeu était la vallée du Couesnon avec des côtes et des descentes en boucle pendant des heures. Je remercie au passage le coach du club Didier Laclais pour ses précieux conseils. 

Comment s’est déroulée la course : Le départ se fait le vendredi à 6 h 00. On a appliqué une stratégie simple, atteindre la première barrière horaire avec de l’avance et ensuite gérer la fatigue et conserver notre avance. Tout va bien jusqu’au Col des Pauvres à 2 200 m au km 90. J’ai eu l’impression de l’escalader pendant des heures pour enfin atteindre le sommet au petit matin de samedi. Jamais, je n’avais fait une ascension pareille. La fatigue s’est fait sentir et j’y ai laissé des plumes. Les descentes et les cotes s’enchaînent, ensuite le samedi sous la chaleur. On arrive enfin à Leysin, dernière base de vie après 120 km, où on s’offre une pause d’1 h. On repart pour la dernière partie du parcours. Quelques photos du coucher du soleil sur le Léman avant d’arriver au ravitaillement qui précède la dernière ascension. Il reste ensuite 18 km, de descente. Le soleil se lève, nous arrivons sur Montreux, dernier sprint et passage de la ligne à 7 h 00 le dimanche, avec beaucoup d’émotion et en présence de nos familles.

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