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Marie Laure raconte le Trail de Beuzeville le Grenier

publié le 10 déc. 2012 à 13:45 par Yvan Jourdan   [ mis à jour : 13 janv. 2013 à 14:41 ]
Samedi 8 décembre 2012
Voilà c’est fait, j’ai terminé les 82 km 
du trail du canton de Beuzeville la Grenier.
Vendredi 7 décembre : départ en début d’après-midi direction Beuzeville la Grenier, petit village situé à une vingtaine de kilomètres des falaises d’Etretat. Quelle idée me direz-vous de partir vers le Nord à cette saison, surtout pour participer à un trail ! Une bonne raison car cette une course qualificative pour une préinscription à la CCC 2013, mon prochain objectif. 
18h00 : après la vérification des sacs et le retrait des dossards nous nous dirigeons vers l’hôtel « Le Relai d’Etretat », un établissement situé à 7 mn du départ de la course, il est partenaire de la course du coup nous bénéficions d’un tarif  promotionnel réservé aux coureurs.

 

Samedi 8 décembre : petit déjeuner à 4h30, la salle est pleine de traileurs, j’ai le droit à des regards étonnés, sceptiques pour certains.

5h30 : départ pour la salle ou l’organisation nous a donné RDV pour un briefing. Ambiance  sympa, pas vraiment de stress, peu de féminines, nous sommes seulement 5 au départ sur 131 inscrits.

5h45 : dernières consignes du président puis le groupe de coureurs prend la direction de la place du village ou le départ sera donné.

6h00 : le maire rappel le principe de cette course qui est avant tout humanitaire (au profit du téléthon), décompte du temps, musique, allumage des fumigènes et top départ.

RDV à l’arrivée…

Le peloton s’étire doucement, je pars tranquillement et je décide de mettre en pratique la méthode Cyrano dès le début de la course. Seulement 7 semaine après la Diagonale des Fous me voici en train de crapahuter, est-ce bien raisonnable ? Malgré ma prudence les crampes arrivent rapidement, je ne sais pas si elles sont dues au froid ou au dénivelé des sentiers réunionnais qui sont encore dans mes jambes ! Le mieux est de positiver, j’ai décidé d’avancer en me projetant de ravito en ravito. Justement j’arrive au premier pointage et ravitaillement dans une salle chauffée, grand confort ! Comme d’habitude je n’arrive pas à m’alimenter je poursuis donc ma route.

 

Pas de grosses difficultés, nous traversons des propriétés privées, un petit bois, pas mal de bitume, après 37 km de course nous arrivons par les hauts de Bolbec, une bonne descente, un escalier puis quelques foulées dans la ville. Le ravitaillement se situe en plein centre ville, au pied de l’église, les passants nous regardent un peu étonnés, il faut dire que nous sommes déjà bien crottés ! J’en profite pour faire une pause un peu plus longue, je m’évertue à avaler une soupe. J’ai un peu plus d’une heure d’avance sur la barrière horaire, cela malgré une douleur épouvantable du côté droit qui m’empêche de courir. Je pensais à un point de côté mais apparemment c’est autre chose car même après la pause j’ai toujours mal. Patrick soupir fortement, il me dit que ce n’est pas gagné !

 

Je repars inquiète en essayant de gérer au mieux la douleur. Le terrain devient plus technique, ça monte pas mal, puis ça redescend, nous longeons un cimetière sur quelques mètres puis un petit chemin étroit nous mène dans la forêt. Le dénivelé ne me pose pas de problème particulier, les montées me permettent de récupérer, mes adducteurs apprécient.

Traversées d’immenses champs nus et tristes, chemins boueux de toutes sortes se suivent et ralentissent notre progression. Les difficultés arrivent, c’était prévu, les chemins sont glissants, plein d’ornières, pas moyen d’éviter la gadoue, nos chaussures pèsent des tonnes, ça colle aux baskets c’est le moins que l’on puisse dire !

Ouf au 52ème km, à Beuzevilette, un bon ravitaillement nous attend. Après cette pause il faut revenir sur nos pas pour prendre un chemin en direction du château du Feugrès. La boue reste présente, ça glisse beaucoup, il faut avoir des dons d’équilibristes pour ne pas tomber. Nous poursuivons en râlant un peu (beaucoup !!!).

Nous attaquons une longue descente, un  chemin caillouteux, très humide, plein de feuilles et de branchages, il est interminable. Aucun appui, les chevilles souffrent, je peux difficilement courir, ma vieille entorse me rappelle à l’ordre. Comme toute bonne chose à une fin nous finissons par regagner une route de campagne qui nous parait bien reposante.

Sur la fin du parcours nous doublons des coureurs en difficulté, cela me fait du bien au moral, je sais ce n’est pas très sympa !

La nuit nous rattrape, cela ralentit encore ma progression, la moyenne chute mais je ne suis pas inquiète j’ai de la marge pour finir dans les temps.

Je termine le sourire aux lèvres, heureuse de passer la ligne d’arrivée 1h30 avant la barrière horaire. Un grand merci aux organisateurs et à tous les bénévoles toujours aux petits soins. Un accueil chaleureux à tous les ravitaillements qui étaient de qualité même pour la queue de peloton (soupe, sucré, salé..).

Beaucoup d’émotion en cette fin de journée, maintenant repos jusqu’en 2013, le corps à besoin de récupérer, la tête aussi. Je vais donc attendre sagement le Père-Noël au coin du feu.

 

J’invite les Joggers du Couesnon à aller découvrir ce village et les Trails du Tour du Canton. Trois distances sont proposées 24, 42 et 82 km,  une bonne façon d’allier une bonne action avec un défi sportif.

Pourquoi pas une sortie club en 2013? Pour en savoir plus vous pouvez aller consulter le site : http://ccpbeuzevillais.fr/


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