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Yannick raconte ses 100 bornes

publié le 14 mai 2018 à 14:05 par Yvan Jourdan   [ mis à jour : 14 mai 2018 à 14:06 ]
... 100 Bornards à Steenwerck !

Bon sur toutes les réponses de mon précédent mail, j’ai respecté les conseils du sage Jean-Pierre que me relatait les mots d'un vétéran anonyme mais néanmoins buriné par le bitume: "tu pars doucement et tu ralentis après".
Partir doucement... bon j’ai plutôt fait du 10,6 km/h plutôt que du 10,7 km/h ! ;)
Ralentir après... Déjà au bout de 10 km, j’ai bien vu que les jambes ne répondaient pas aussi bien qu’il y a un mois et ça s’est avéré rapidement être une évidence ! J’ai du maintenir le rythme seulement une trentaine de km puis à mi-parcours j’étais déjà en dessous des 10km/h de moyenne.
 
Ma décision de ralentir s’est faite très vite et s’explique par différents petits loupés dans ma prépa:
    - La coordination avec mes accompagnateurs vélo que j’avais mal briefés ! Pas grave... et puis j’ai passé pas mal de temps sur les premiers ravitos au gymnase avec proches et amis que j’ai eu l’occasion de croiser... Bref après tout ça ce fut encore plus l’esprit “peu importe le chrono”.
    - J’n’avais pas eu l’occasion de faire trop de sortie de nuit... et une fois la nuit tombée, j’avais d’office reperdu certains repères (mon expérience passée n’a pas suffi... Mais c’est quand même chouette de courir de nuit). Normal ! Et puis les conditions climatiques étaient plutôt très bonnes, sauf un p’tit vent glacial de face de temps en temps qui refroidissait tout le monde.
    - Ils nous ont foutu un ravito tous les 5-6 km... Super !!! Mais bon le ventre en patte que je suis n’a pas su se retenir de faire une pause ne serait-ce parfois que de 1-2 mn à chacun d’eux. Ça en fait de la perte de temps !
 
Bref c’était râpé pour le super exploit !!!! Mais ce n’était pas l’objectif. Donc on garde le smile !
 
Une fois le rythme revu à la baisse, c’est là que je suis très fier de moi !!! Je n’ai pour ainsi dire presque pas marché... Les différents passages où j’ai marché, c’était pour monter sur les ponts au dessus de l’autoroute A25 ou au dessus de la voie ferrée (et encore pas à chaque fois) ainsi que lors des sorties de certains ravitos pour finir de manger mes TUC et Bretzel (et pas m’étrangler ;) ) ou surtout pour boire mon thé/café qu’on me servait bouillant (mais pardi que ça faisait du bien).
 
J’étais ensuite assez régulier oscillant entre 9 et 10 km/h malgré tout (plus souvent 9 km/h).  Et là, je peux dire déjà avec du recul que je l’ai très bien fait. Pourquoi ? Tout simplement parce que, au plus je ralentissais, au plus je gagnais des places !!!!
Je le voyais bien aussi avec ceux qui me doublaient pleine balle et que je retrouvaient 5-10 km plus loin en train de marcher !
Un des rares qui m’a réellement doublé (voir même peut-être le seul) c’est un ami, Vivien, qui n’en étais pas moins qu’à sa 19 ième expérience de 100 km (avec l’explosion de son record personnel. Bravo M’sieur !) qui m’a doublé au 82ième, qui m’a super encouragé alors qu’il ne m’avait pas reconnu en me disant que c’était beau ce que j’avais déjà fait à 18 km de l’arrivée... Qui m’a reconnu au dernier ravito au 94ième, pour dire finalement que je n’étais pas resté bien loin de lui (que même moi, là, je ne l’ai pas reconnu... la fatigue certainement) et qui au final, il finit juste une place devant moi avec 3 mn d’avance (sachant qu’au dernier ravito, je me suis pris un dernier p’tit café !).
 
Les anecdotes de course:
    - petite frayeur autour du vingtième km (alors que personne ne m’accompagnait au premier tour) avec une douleur à l‘épaule droite (lié à mon sac?) que j’ai du garder 2-3 km... Là  tu te dis que si cette douleur persiste jusqu’au bout, ça va être compliqué.
    - la vue du panneau 90 km m’a donné des ailes: j’ai du repasser à 11 km/h pensant finir ainsi mais au bout de 2 km je me suis vite ravisé ! Comme quoi vaut mieux rester prudent jusqu’au bout... Cette anecdote a été l’occasion de garder le smile au dernier ravito et d’en rigoler avec bénévoles et concurrents présents!
    - Au final, Vivien finit 14ième ce qui veut dire que je finis 15 ième (sur plus de 550 inscrits, bon ok y a plein de marcheurs !)... bref c’est un bel indicateur qui montre que ma course a été bien gérée. Si j’avais maintenu le rythme de départ, j’aurais finis......... 3ième !!! Au moment fort de ma course, quand je tournais en 10,6 km/h, j’étais 27ième !
    - 99 ième km, place à tous les souvenirs et aux proches disparus... bref les larmes coulent déjà !!!!
    - à 6h08 du matin (ce qui veut dire que j’ai mis exactement 11h08”), toute la famille de Vivien était présente pour me congratuler... De quoi garder le gros smile car j’étais loin d’imaginer pareil fête à mon arrivée aussi matinale. Quel Pied !
    - autant pendant la course alors que les muscles et tendons étaient chauds, il n’y au eu aucune grosse difficulté. Autant maintenant qu’ils sont froids, aïe aïe aïe, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu les escaliers comme tel outil de torture. Bon à voir combien de temps va durer la récupération maintenant. Au niveau fatigue finalement, je ne me suis pas écroulé dans le canapé ou le lit. J’ai juste somnolé mais très légèrement.
    - Que c’est bon mentalement de retrouver le gymnase tous les 15 km... ça permet de se fixer des micro objectifs (d’ailleurs le ravito tous les 5-6 km aussi...)
 
Grand Merci à Edgar, mon fils, Cécile et ma chérie qui m’ont accompagné à vélo sur les 2ième et 3ième tour, ce qui permet aussi de casser une certaine monotonie ! Et aussi à tous vos messages d’encouragement qui sont sources de motivation dans les moments les plus délicats de la course (même si au final, ils n’y en a pas vraiment eus).
 
On remettra ça ? quand, là, je ne sais pas... Déjà concentrons nous sur la récupération ! ;)
 
Yannick
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